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Alors Alain Chamfort,
1 mars 2007 Oui vous êtes en droit de vous dire "mais pourquoi parler d'Alain Chamfort ?" Alors avant de dire du mal, je suis allé vérifier sur les autoroutes de l'information (et de la chôtte) si ce titre n'avait pas par hasard été écrit par Gainsbourg, parce qu'il faut faire attention avant d'attaquer Gainsbourg, il a des gros bras musclés. Parmi ses défenseurs. Dont je suis. A part vers la fin, là. Or il semble que non, rien à voir, il n'a pas participé, et là j'ai envie de dire "ouf". Tout de suite, une autre question: pourquoi, Stan, pourquoi garder cette chanson en tête, quand il y a tant de choses à faire ? Et notamment, ce que j'essaye de faire là, enfin là juste avant ceci, bosser sur des scénars pour un dessinateur qui aime garder l'anonymat et que j'appellerai désormais Arthur D.P. Les réponses sont légion, je vais tenter de faire court. D'abord, on n'y peut rien hein, une chanson qui décide de rester, elle reste. Je vais faire immédiatement le test sur vous afin de vous prouver ma bonne foi, sept, douze: LE PETIIIT BOOONHOMME EN MOUSSEU... QUI S'ELANCEU, ET RAAATEU LE PLONGEOIIIIR.... (note au sujet du grand Patrick Sébastien: vous savez pourquoi ses chansons sont si agaçantes ? C'est un euphémisme je sais, mais à part parce que c'est de la merde, vous avez remarqué un autre truc ? Il prononce tous les E muets comme un gars du sud, ou comme D'abord, l'auteur fait dans la rime riche. On pourra le constater avec l'audacieux "j'ai la fièvre dans le SANG, cette fi m'échauffe les SANGS, comme un adoleSCENT, je déraille bon SANG". Pas mal. Réussir à faire rimer sang avec sang, puis avec sang, je trouve qu'il y a de la recherche. Faites pas trop les malins hein, moqueurs que vous êtes, ça a l'air facile mais c'est pas évident. Je vous prouve illico à quel point ce n'est pas aisé, j'écris des paroles avec une rime en "san", on va voir: "un vampire ça boit du sang, moi je préfère le Tang..." et voilà, première tentative, premier échec, c'est super difficile, CQFD. Mais le meilleur est ailleurs. Il faut entendre la voix du chanteur pour savourer toute sa rage et sa révolte. Le gars il est clairement révolté là, limite fou furieux, il a de la fièvre, il est pas loin de tout casser. Ca culmine avec le désormais célèbre "je déraille bon sang". Déjà moi j'ai peur quand il dit ça, alors imaginez les types qui bossaient avec lui dans le studio d'enregistrement, ils devaient la jouer profil bas. En effet, cette phrase dégage une énergie d'environ deux décibels, sur une moyenne de 0,5 pendant le reste de la chanson. Après l'enregistrement, ils ont dû recoller la tapisserie, puis ils ont maîtrisé le forcené, l'ont attaché à une table genre Hannibal Lecter et lui ont fait une perfusion pour qu'il reprenne un peu d'énergie, le pauvre était vidé. C'est vrai, quoi, il a totalement déraillé bon sang. En plus il prévient, il est pas comme ça, il dit texto "cette histoire, je le SENS, ne finira pas SANS, effusion de SANG". Même Mike Tyson quand il entend ça, il baisse les yeux en marmonnant "méééé, arrête Alain Chamfort, j't'ai rien fait hein...' C'est tout ce que j'avais à dire. J'ai perdu du temps à l'écrire, vous avez perdu du temps à le lire, mais si j'ai réussi à vous coller Chamfort, ou mieux, LE PETIIIT BOOOONHOOOMME EEEEN MOUSSEUUUU dans la tronche, j'aurai pas perdu ma journée. Je sais, c'est salaud.
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